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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 09:34

 

 

A l'aquarelle on peut peindre sur toutes sortes de supports, le plus à la mode actuellement étant le yuppo, ou Lanavangarde et tout  support plus ou moins résiliant à la pénétration de l'eau, type papier photo etc...pas vraiment besoin de tendre ces machins là.

Néanmoins ça peut être plus facile, surtout si vous travaillez sur chevalet de le fixer (punaises, scotch , pinces ...) sur un support que vous déplacez facilement sans abimer votre travail.

 

Coton, cellulose, peu importe la nature du papier ...il se peut que vous ayez envie de le tendre s'il ne tient pas tout seul sur votre table de travail ou votre chevalet. (Oui, ça existe aussi les papiers  bien lourds qui tiennent tout seuls et qu'on n'a pas besoin de tendre).

Il y a aussi des peintres qui n'éprouvent pas le besoin de tendre leur papier et qui le posent tout simplement, sur une surface lisse, ou sur une serviette éponge, et pourquoi pas un drap humide comme Blanche Odin parait-il le faisait. Mais personne ne sait exactement comment elle peignait car il y a peu de témoignages d'époque à ce sujet.

 

On va donc en rester au papier classique et là, tout à coup, j'ai envie de le tendre sur un chassis.

Je rédige cet article un peu dans la colère car, tendant mon papier depuis plusieurs années de cette façon, je me suis encore fait avoir ...


A ne pas faire:

          * Mouiller le papier sous la violence de la douche ... la cellulose contenue dans les fibres est alors fort mise à mal et vous vous retrouvez avec un papier criblé de tâches transparentes... ben oui, tout fout le camp, la cellulose aussi. Le papier est alors quasiment irrécupérable ...il vaut mieux dans ces cas là avoir du stock et ne pas avoir de souci de trésorerie.

On peut éventuellement le gessoter et s'en servir autrement...

Il faut mouiller votre papier délicatement sans frotter et sans appuyer vos doigts un peu partout.. L'idéal je crois c'est le spa ou la piscine. Enfin, tout dépend de vos formats ... et de l'entretien de votre piscine. (je déconseille formellement les piscines municipales qui ne sont pas équipées pour cet usage).

Si vous ne pouvez pas le tremper entièrement dans un récipient suffisamment grand, utilisez une grosse éponge et humidifiez largement des deux côtés, sans frotter.

 

           * Poser le papier sur le mauvais côté du chassis.

Sur les chassis il y a un côté aplani et un côté en pentes... poser le papier envers contre côté pentu...et agraffez.

 

            * Tendre trop ou pas assez.

Une bonne agraffeuse qui ne vous lâche pas en route est bien utile. Pensez à remplir la réserve d'agrafes avant de commencer à agrafer...sinon vous vous retrouvez avec votre papier qui dégouline lamentablement et qui s'abîme en se pliant ou en glissant du chassis et ça c'est ch.... extrêmement désagréable.

 

            * Tendre le papier à l'envers.

Certains papiers ont un envers et un endroit. Avant de le mouiller, pensez à marquer l'envers ou l'endroit (enfin rappelez vous quel côté vous avez marqué, sinon, ça ne sert à rien, nous sommes bien d'accord). Je pense en particulier au Moulin du Coq vendu en rouleau qui présente un côté tramé et un côté lisse, ou encore au Montval dont les deux côtés se ressemblent terriblement une fois le monogramme perdu (l'endroit est du côté où Canson s'inscrit mais si vous découpez la feuille en plusieurs morceaux...là, ça se complique) et qui n'est pas terrible pour les enlevés sur l'envers. L'Arches grain fin ou torchon est réversible, même si les deux côtés ne réagissent pas tout à fait de la même façon et si le grain est légèrement différent sur chaque face.

Les rouleaux sont enroulés côté endroit au dessus.

Si vous tendez trop votre papier, les côtés se déchirrent lors du séchage ou plus tard, lors des remouillages succéssifs.

 


 

Le conseil à la noix du jour:

Testez cette technique d'abord sur de petits chassis.

 

 

Humeur :

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

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commentaires

Laurence 21/09/2011 17:29


Bonjour Nathalie,
Juste un petit mot pour te dire que je n'arrive plus à commenter sur
overblog. Ni chez toi, ni chez une autre blogueuse sur overblog elle
aussi.
Je félicite donc tes élèves. Superbes les ambiances laborieuses des
forges. La rouille, les vieux outils, tout ça, j'aime beaucoup. Hâte
de voir ce que tu as fait ;-)
Bon week end
Bises
Laurence


Gladis 21/09/2011 17:31



j'espère qu'à présent ce n'est plus le cas, j'ai trouvé ton message du 28 aout dans la boîte mail de l'atelier (que je regarde très rarement je l'avoue à ma grande honte ..) et du coup j'ai
publié moi-même et c'est passé... réessaye et si ça ne fonctionne pas, envoie moi un mail à nathalieparadisarobaseneufpointfr


merci Laurence, amitiés


Il y a eu un gros souci sur overblog et j'espère que c'est résolu, car rester sans commentaires, c'est comme être au fond d'une piscine et ne plus entendre la vie.



Klaudandreson 21/09/2011 07:35


Et bien voilà, les mystères du chassis rectangulaire nous sont enfin révélés. :)


Gladis 21/09/2011 13:37



J'ai reçu "les mystères du rectangle " de Siri Hustvedt par la poste hier


toi aussi ????


 


je viens d'ouvrir la messagerie "contact" de ce blog et de tomber sur ton message d'août... peux tu m'envoyer un e-mail où je peux te répondre ? merci


je n'ai pas outlook ni rien qui me permette de me servir de l'e-mail que tu mets ici en lien...(eh oui, c'est ça les petites vieilles à la ramasse ;)



le musicien du dimanche 19/09/2011 21:41


Ah oui pardon. Donc si tu humidifies avant, ça ne gondolera pas du tout? Mais je crois que même quand tu veux tendres une toile il faut l'assouplir.. c'est logique.


Gladis 20/09/2011 08:50



En principe, si c'est humidifié de façon homogène des deux côtés, ça ne doit pas gondoler...en principe. Plus les
formats sont grands  moins c'est simple, forcément.


Il faut encore tenir compte du fait que si on incline le papier, le haut séche plus vite que le bas, et cette différence d'hygrométrie entre le haut et le bas est à gérer.


De même, lorsque tu reviens en haut alors que ça a commencé à sécher plus ou moins en bas, le fait de remettre de l'eau (même juste avec un pinceau) ça crée des différences qui si elles créent
des rigoles, des ravinements, des flaques, peuvent  faire gondoler le papier.


De toute façon, le travail de l'aquarelliste en techniques mouillées est avant tout de savoir gérer son apport en eau, et les flaques et autres ravinements font partie du jeu.


 



le musicien du dimanche 19/09/2011 18:29


Pas possible de tendre à sec?


Gladis 19/09/2011 21:28



Pas très bon je pense si tu humidifies le papier ensuite, il se déforme...les fibres mon bon monsieur, les fibres ...



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  • Nathalie Glapa Paradis
  • L'aquarelle est mon médium de prédilection depuis 1991. J'anime des ateliers dans la région de Toulouse depuis 2002, dans des comités d'entreprise et des associations, avec des enfants ou des adultes, en aquarelle, dessin, et techniques mixtes.
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